
Un appartement banal
un objet du quotidien
une lampe
On n’en veut plus
mais on hésite à s’en débarrasser
comme si on ressentait un étrange attachement.
Elle finit sur un trottoir, aux rebus
La pluie tombe doucement.
La lumière est froide.
Presque mélancolique.
—
Tout est fait pour qu’on ressente quelque chose.
Et ça marche.
Mais, pourquoi ça marche?

Tu projettes.
Tu imagines.
Tu ressens presque de la tristesse
Pour un objet.
—
C’est absurde.
Mais notre cerveau ne fait pas la différence entre la perspective humaine qu’on prête…à cette lampe et une émotion, bien réelle, comme on pourrait ressentir dans cette situation.
—
Et c’est ce que ce film exploite.
Pendant quelques secondes, IKEA ne crée pas une émotion.
👉 Ils activent quelque chose qui existe déjà.
Nous avons une tendance naturelle à attribuer;
Des intentions.
Des émotions.
Une forme de vie.
Même là où il n’y en a pas.
C’est une forme d’anthropomorphisme
Et cette publicité l’exploite parfaitement.
Regarde bien.
À un moment, la caméra adopte le point de vue de la lampe.
Comme si elle regardait.
Comme si elle ressentait.
Et ton cerveau suit.
Sans résister.
(Petite parenthèse : je prépare une analyse des procédés cinématographiques utilisés ici — les vraies “ficelles” du réalisateur. Si ça t’intéresse, dis-le-moi 😉)
Puis, brutalement, ils coupent tout.
“Many of you feel bad for this lamp. That is because you’re crazy.”
“Nombre d’entre vous sont tristes pour cette lampe. C’est parceque vous êtes dingues.”
Et d’un coup, tout s’effondre.
—
Ce que tu ressentais disparaît.
Mais quelque chose de plus fort reste :
👉 la surprise
—
Et c’est là que réside toute la mécanique.
Les émotions créent l’engagement.
Mais c’est la rupture qui crée la mémoire.
—
Sans ce twist, cette pub serait oubliée.
Avec lui, elle devient inoubliable.
Ce que IKEA fait ici est extrêmement maîtrisé :
Ils activent un mécanisme déjà présent
Ils le laissent s’intensifier
Ils le révèlent… presque avec ironie
—
Et dans ce moment de rupture, quelque chose devient clair :
👉 une lampe reste une lampe
—
Bien sûr, le but est de vendre.
Remplacer. Consommer. Acheter.
Mais ce qui rend cette publicité brillante,
c’est qu’elle s’appuie sur une vérité humaine.
—
On s’attache.
Parfois trop.
À des objets qui n’ont rien d’autre que la valeur qu’on leur donne.
—
Et c’est précisément en nous montrant ça…
qu’IKEA nous fait lâcher prise.

Et c’est souvent là que se joue un bon storytelling.
Les meilleures publicités ne créent pas des émotions.
Elles révèlent celles qui sont déjà là.
—
Alors pose-toi cette question :
👉 Est-ce que tu cherches à provoquer quelque chose…
ou est-ce que tu comprends déjà ce qui existe chez ton audience ?
Joel El hadj
Dirigeant I Chef - op
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